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Février 2022

Audrey NZE-EYOUNE SARRAZIN / SET2 et Référente des processus métiers SET2 / MASTÉRIS – Cluster Ingénierie Ouest

By Février 2022
NUMÉRO 45 – FÉVRIER 2022

AUDREY NZE EYOUNE SARRAZIN

SET2 ET RÉFÉRENTE DES PROCESSUS MÉTIERS SET2

MASTÉRIS - CLUSTER INGÉNIERIE OUEST

« La médecin généraliste des trains … »

Allô Train-train, pourquoi tu tousses ? » Audrey analyse les trains, leurs petits ou gros « bobos », cherche l’origine et donne l’alerte aux SET1 (Surveillants État Train) puis aux dépanneurs pour intervenir. Elle fait partie de la toute petite vingtaine des SET2 implantés en France et Audrey en connaît déjà un rayon depuis sa prise de poste en mars 2020.

Licence de maths appliqués et un master en statistiques en poche, Audrey a des chiffres plein la tête pour mettre en place les règles d’algorithme permettant d’analyser les incidents techniques d’un train communicant. En arrivant sur ce poste, elle ne connaissait rien au terrain et il a fallu user de son esprit scientifique pour écrire les équations capables de détecter une anomalie sur l’un d’eux. Pas simple l’affaire… Pourtant Audrey ne s’est pas démontée et appréhende le sujet avec l’aide de l’équipe PAD (Pôle d’Appui au Dépannage). Comment ? En mettant en place des équations mathématiques capables de donner l’alerte lorsqu’une défaillance sur le train est relevée. Audrey prend son sujet à cœur : « J’aime savoir que je facilite la vie des SET1 et des dépanneurs. Ils peuvent compter sur moi. » Elle n’est pas technicienne mais elle apprend tous les jours aux côtés des dépanneurs dont le cœur de métier est la maintenance. Ce travail d’analyse est plus qu’utile car il génère un gain de temps énorme pour les agents. Audrey travaille sur les trains Regio2N, avec ses spécificités, sa vie série dédiée. À la clé : un modèle d’équation spécifique, non transposable à d’autres matériels. Les équations sont soit créées à la suite d’un évènement en ligne afin de prévenir le prochain, soit de façon empirique au moment où une étude du système est réalisée. Dans un premier temps, les équations empiriques sont en « rodage », puis validées si elles fonctionnent correctement.

Audrey n’a pas de journée type mais plutôt des « saisons types ». Et oui, car en fonction des saisons, le train se comporte de manière différente et par conséquent communique différemment avec le sol pour renvoyer les bons messages d’alerte. Audrey s’engouffre dans un calcul savant pour sortir l’équation adéquate. Par exemple, en hiver, un gros programme de surveillance du givre est déployé alors qu’en été, l’attention est plus portée sur le bon fonctionnement des climatisations. « Les signalements sont très cycliques, donc les équations le sont aussi forcément. » Il faut trouver le juste équilibre, c’est là que réside tout le savoir-faire d’Audrey.

Un peu à la façon d’un médecin qui suspecte une anomalie et vous envoie chez le radiologue pour analyse, Audrey donne l’alerte aux SET1 dès qu’elle détecte un « truc bizarre ». Les données renvoyées par My Train Data (application qui retranscrit l’historique des codes défauts, l’outil de base pour les dépanneurs qui travaillent sur des rames télécommunicantes) sont sa base de travail et elle fabrique ses équations autour de cet outil. Charge ensuite aux SET1 et aux dépanneurs de traiter les signalements issus des équations et de faire un retour sur ce qui est constaté sur rame. Auquel cas Audrey les ajuste. C’est un gros travail d’enchaînement de maillons, s’il en manque un à la chaîne, plus rien n’a de sens.

Crédit photo – SNCF

Les SET1 et dépanneurs programment ensuite une intervention rapide pour anticiper la panne : « C’est une certaine fierté car on évite des accidents grâce à l’analyse. » Bon à savoir : en temps normal, une rame envoie 6000 codes par jour et communique 6 signalements par rame et par semaine grâce aux équations d’Audrey. Sans ces dernières, ce seraient des pannes assurées en pleine circulation et autant de désagréments voyageurs derrière.

Pendant le premier confinement de mars 2020, Audrey se souvient : « Les rames étaient garées bon état, il fallait les mettre sous tension de temps en temps pour éviter la décharge et je faisais régulièrement des check-up complets pour vérifier leur état à distance ». Les dépanneurs ont même dû reconfigurer intégralement une rame qui était devenue totalement muette. Afin de donner encore plus de profondeur à ce qu’elle fait, Audrey est également référente sur les processus métiers des SET2. Cela consiste à co-écrire les processus afin de penser de nouveaux outils utiles à la création d’algorithmes et une détection encore plus facile d’anomalies. Une dernière mission à laquelle elle attache une grande importance : participer à l’harmonisation des SET1 pour que ce métier assez nouveau soit reconnu et référencé. « J’aime le partage d’idées et la construction commune ». Audrey, vous nous avez convaincus : le travail d’équipe, il n’y a que ça de vrai !

Le parcours d’Audrey NZE EYOUNE SARRAZIN en 5 dates

2017

Mission au Malawi pour les Nations Unies (ITC) afin d’accompagner le Bureau National des Statistiques quant à la collecte et au traitement des données d’import/export

2018

Arrivée à la SNCF comme prestataire chez SET2

2020

Embauche dans la Cellule IT de Masteris

2021

Référente Valorisation Data pour le CIO

2025

Que le TELEDIAG soit un standard pour tous les matériels roulants et la SNCF une référence sur ce savoir-faire (on y est déjà presque …)

3 questions à Audrey NZE EYOUNE SARRAZIN

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Une difficulté n’en est plus une, à partir du moment où vous en souriez, où vous l’affrontez. Baden POWELL »

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Laëtitia DECROCK / Agent Méthodes-Process / Technicentre Industriel d’Hellemmes

By Février 2022
NUMÉRO 44 – FÉVRIER 2022

LAËTITIA DECROCK

AGENT MÉTHODE PROCESS

TECHNICENTRE INDUSTRIEL HELLEMMES

« Sur tous les fronts, comme au triathlon ! »

Elle n’a pas peur de se mouiller. Laëtitia, triathlète, est agent Méthodes Process au Technicentre Industriel d’Hellemmes. Dès son arrivée en poste en septembre 2021, elle s’est jetée à l’eau pour prendre à bras le corps les commandes de ses nouvelles missions : trouver des solutions rapides et efficaces aux problèmes du quotidien…

Dégourdie, Laëtitia est la « sauveteuse » du TI d’Hellemmes. Elle court toute la journée d’agent en agent et recueille leurs « petits tracas » les empêchant de travailler dans de bonnes conditions : une passerelle trop courte pour travailler en bout de motrice ? Pas de souci, Laëtitia cherche et trouve une solution. Elle mène son enquête et voit ce qui est réalisable pour pallier vite et bien. Aussitôt dit, aussitôt fait : déclenchement de réunions avec les DPX et les DUO du site pour exposer le cas, proposer des solutions, estimer le coût de chaque proposition et choisir tous ensemble la meilleure. Son ancienne casquette de RQSE (Responsable Qualité, Sécurité et Environnement) lui sert énormément sur ce nouveau poste. Elle a l’œil pour peser les avantages et inconvénients des pistes et alternatives proposées. « Mon but : que les agents travaillent dans de bonnes conditions, cela peut prendre plusieurs semaines voire plusieurs mois parfois, mais on cherche la plus optimale ». Parfois, les hics rencontrés ne sont pas méchants et il ne faut pas chercher bien loin : « deux puces étaient grillées sur les robots AGV (robot allant d’agent en agent pour apporter les pièces et ainsi faire gagner du temps). On a cherché la petite bête avant de s’apercevoir qu’elles étaient tout simplement cramées. » Cette partie Méthode plaît à Laëtitia qui aime venir en aide aux agents. Elle n’a pas de journée type au TI. Elle définit ses tâches du jour sur un bout de papier et hop, tout est chamboulé lors du point 5 minutes. Pas grave, Laëtitia s’adapte…Les imprévus ne lui font pas peur.

La partie Process n’est pas en reste : elle travaille sur les nouvelles charges et anticipe les besoins des agents en estimant le matériel nécessaire pour œuvrer sur tel ou tel projet. « Mon métier n’est pas que de la résolution de problème ». Elle travaille en groupe pour réfléchir aux solutions adéquates ; c’est une des raisons pour lesquelles elle « s’éclate » sur son poste : apprendre en permanence ! « J’aime échanger avec les agents, ça pétille ! »



Crédit photo – SNCF

La bougeotte dans la peau, Laëtitia sillonne le terrain et sonde les agents sur leurs besoins. Telle une petite souris, elle se faufile partout et aime « benchmarker » ailleurs, pour voir ce qu’il se passe et copier les bonnes idées. Transposer ce qui marche ailleurs au TI d’Hellemmes, c’est gagner en efficacité et elle l’a bien compris.
La « gagne » fait justement partie de sa philosophie de vie. Triathlète, elle sait ce que c’est d’enchaîner les difficultés et se donner corps et âme pour arriver à ses fins. Accro au sport, elle enquille sans trop de mal les épreuves de natation, vélo et course à pied. Son défouloir mental et physique lui permet d’être toujours au top de sa forme et redoubler ainsi d’efficacité au TI. Allez Laëtitia, l’Iron(wo)man n’est pas loin !

Le parcours de Laëtitia DECROCK en 5 dates

2013

Après une reconversion professionnelle, je suis entrée à la SNCF, à L’UO rame en tant qu’animatrice sécurité.

2016

Reprise d’un DUT en Qualité/Sécurité/Environnement (poste assistante CLE)

2019

Poste de DPX OP conf /WCU

2021

Poste aux méthodes-process

2025

Les métiers et les postes évoluent si vite que pour le moment je ne sais pas où je serai en 2025… Je me consacre au présent et l’avenir me le dira.

3 questions à Laëtitia DECROCK

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Abandonne un jour, abandonne toujours ! »

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