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Juin 2026

Julien COUTANT – Adjoint Dirigeant d’Unité Opérationnelle

By Juin 2026
NUMÉRO 70 – JUIN 2026

Julien COUTANT - Adjoint Dirigeant d'Unité Opérationnelle

Technicentre Industriel Nevers Languedoc

Nivernais pur souche, c’est pourtant le hasard qui remet Julien en 2018 sur les rails du ferroviaire à Nevers : « Je devais faire un stage pour finaliser mon parcours en école d’Ingénieurs, à Poitiers, j’ai opté pour la SNCF parce que ça me permettait de revenir chez moi. Je ne connaissais absolument pas le Technicentre industriel de Nevers avant ça. On peut dire que ce stage m’aura bien plu, car je suis toujours là 8 ans plus tard ! »

Et les compétences de Julien ont bien plu au Technicentre aussi, car son parcours témoigne des possibilités d’évolution qu’offre la SNCF : arrivé en tant que stagiaire, s’en suit un passage en intérim puis une embauche en juillet 2020. Le fil rouge de ses postes s’articule autour des outils numériques et de l’amélioration continue : au cours de ses missions, Julien participe aux déploiements des outils numériques phares tels que OnTime* et REFLEX**, mais aussi à la mise en place et l’industrialisation de la chaîne ZTER qui a mobilisé le TI Nevers Languedoc entre 2020 et 2025.

*application de planification de maintenance des pièces ferroviaires réparables
** outil de gestion entrepôt qui permet la gestion des stocks et les missions des acteurs de la logistique, entre autres.

Désormais ADUO*** de l’Unité Opérationnelle « Support Production » au Technicentre industriel Nevers Languedoc, Julien impute son parcours express aux passerelles et formations que propose l’entreprise : « La SNCF est une entreprise qui permet d’évoluer, que ce soit en pro ou en perso, mais surtout en tenant compte de l’humain. L’offre de formation sur la gestion humaine est très riche, elle permet de grandir, d’apprendre à gérer les facteurs humains, y compris les siens ».

***Adjoint à la direction d’une unité opérationnelle

Être attentif aux signaux faibles, c’est le deuxième métier de Julien. Il est arbitre de courses cyclistes depuis 2013 : « ça a commencé avec le Tour Nivernais-Morvan, j’avais 15 ou 16 ans et quelqu’un a remarqué que j’étais très attentif à la course. Il m’a donné quelques éléments concernant l’arbitrage, ça m’a mis le pied à l’étrier et c’est devenu une passion. Le travail de l’arbitre est de repérer les fautes, des coureurs qui restent accrochés à une voiture ou qui bénéficient d’aide. On navigue dans toute la colonne des coureurs, il faut avoir des yeux partout et rester concentré, quelle que soit la météo. On observe aussi le matériel, on vérifie sa conformité avec le règlement de la course », explique Julien.

« Être arbitre m’a permis de développer des compétences précieuses au travail »

Comme pour le pro, Julien évolue vite dans le milieu. Après un premier examen en 2013, il devient arbitre régional. Un autre concours en 2016 le fait accéder au grade d’arbitre national. Puis, en 2020, il se lance et devient commissaire national élite, ce qui lui permet de faire toutes les courses internationales en France et à l’étranger (sur dérogation).

« La France est le pays où il y a le plus de courses cyclistes, et j’ai pu participer à de belles choses : mon premier Tour de France en 2022, mon deuxième en 2025, j’ai également été arbitre de vélo sur piste pour les Jeux de Paris en 2024. Côté international, j’ai pu arbitrer une compétition de cyclo-cross en Grèce, après avoir obtenu le diplôme international de cette discipline en 2024 », énumère Julien.

« C’est une passion qui me prend du temps, à raison de 40 à 50 jours par an. J’envoie le planning de mes disponibilités et le jury me sélectionne en fonction de mes capacités, de mes diplômes en arbitrage et de ma disponibilité. En parallèle, il y a le travail à faire pour connaître la réglementation des courses », détaille Julien.

Mais il y a également un travail personnel à faire sur soi : « Il faut arriver à gérer la pression psychologique quand notre travail est scruté par les médias : une erreur de notre part peut prendre des proportions énormes ! Mais aussi la fatigue physique après plusieurs semaines sur les routes, le fait de devoir rester neutre, ne pas prendre parti et d’être le plus juste possible. Au final, des compétences aussi précieuses en course qu’au travail ! », souligne Julien.

Julien (avec le casque rouge sur la moto), lors du Tour de France 2022, derrière Yves Lampaert

Votre coup de colère du moment ?

Je ne me laisse pas arrêter par les coups de colère. Je préfère rester positif et continuer d’avancer. Je pense que la vie est faite d’émotions variées : on aura toujours des moments plus stressants ou fatigants que d’autres

Votre coup de cœur du moment ?

il va au Stade Toulousain, une équipe qui reste à un très haut niveau. Ils sont premiers en termes de saison régulière, c’est la première équipe à fournir en effectifs le XV de France… c’est une belle régularité dans les performances, c’est inspirant !

Votre coup de chapeau du moment ?

Je le tire aux équipes du TI, pour le changement qu’il y a eu au sein de l’établissement avec le programme OPTER. Entre 2025 et 2026, on a fait une grosse montée en maturité, et on réussit à tenir les plannings. On peut être fiers de ce qu’on réalise en TI ! Et c’est important d’en parler car il faut montrer qu’on a toutes les compétences avec notre marché qui s’ouvre à la concurrence.

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