Septembre 2026

Sylvain BOUILLARD – Adjoint Dirigeant d’Unité Opérationnelle

NUMÉRO 72 – SEPTEMBRE 2026

Sylvain BOUILLARD - Responsable cellule Systèmes d’Information

Technicentre Industriel Romilly

C’est une offre d’emploi sans nom d’entreprise qui mène Sylvain Bouillard sur le chemin de SNCF en octobre 2005. Responsable de production dans une petite entreprise, il a envie de changement. L’annonce recherche un profil spécialisé en électronique et mentionne simplement « domaine d’application ferroviaire ». Un indice suffisant pour le convaincre de saisir l’opportunité : « Je ne savais pas que je postulais chez SNCF. C’était l’occasion car je voulais changer d’entreprise et ça s’est fait comme ça. » Vingt et un ans plus tard, il poursuit son parcours dans l’entreprise, toujours sans le moindre regret.

Sylvain aurait pourtant pu passer à côté de sa vocation technique : « J’ai toujours été passionné par l’informatique et l’électronique, mais on m’a orienté vers des études générales. » Bac économique et social en poche, il rectifie le tir : direction l’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) pour une mise à niveau en électronique, puis Angers pour une formation qualifiante de niveau 3. Deux ans plus tard, il est technicien supérieur d’applications électroniques.

Un parcours en escalier : de l’électronique au management. Sylvain a saisi chaque opportunité qu’on lui a proposée, sans jamais quitter Romilly. Il débute à l’électronique en tant qu’attaché TS (Technicien Supérieur) au pôle ingénierie, en électronique puis en électrique. Il devient ensuite Dirigeant de Proximité (DPX) de l’équipe motrice et essais TGV, puis DPX électrique caisse. Il rejoint alors les PRM (Pièces Réparables du Matériel) comme planificateur, avant de passer assistant de production puis ADUO (Adjoint Dirigeant d’Unité Opérationnelle). Derrière le sigle, une mission très concrète : « J’aide mes équipes en gestion, les DPX, les managers en poste, pour qu’on puisse sortir les différentes pièces qu’ils produisent, notamment s’ils ont des problèmes de production et ont besoin d’arbitrage. Je fais en sorte que tout s’articule, en lien permanent avec la planification et l’ordonnancement. » Et la progression ne s’arrête pas là, puisqu’il a pris cet été la responsabilité de la cellule Systèmes d’Information (SI), une structure digitale nouvellement créée au TI de Romilly.

Un changement de sport tombé en plein dans le mille. Rugbyman de longue date et entraîneur à l’école de rugby des enfants pendant dix ans, Sylvain est malheureusement stoppé net par une blessure.

Son beau-frère lui propose alors le tir sportif. Il essaye, il accroche et s’inscrit très vite aux premières épreuves : « J’ai toujours fait des sports de compétition. » Huit ans plus tard, Sylvain tire au pistolet à 10 et 25 mètres pour l’ATSS, l’Amicale des Tireurs de Sainte-Savine. Il se qualifie aux championnats de France depuis quatre années consécutives et vient de monter en division 1 avec son équipe. Il concourt aussi sous les couleurs cheminotes à l’USCF*, où il a terminé premier à 25 mètres et deuxième à 10 mètres dès sa première participation au championnat de France.

*USCF : Union Sportive des Cheminots de France, qui organise des championnats régionaux et nationaux dans une trentaine de disciplines.

Se poser, analyser, recommencer : entre le stand et le technicentre, le lien est plus direct qu’il n’y paraît. « Le tir apporte de la sérénité, de la concentration. Il faut apprendre à faire le vide, à se recentrer en permanence. Il y a du physique, mais surtout une grosse part de mental. » Le raisonnement vaut des deux côtés : « À partir du moment où on veut performer, il faut arriver à se poser et à analyser les choses pour trouver les points à améliorer. Que ce soit dans le sport ou dans le travail, on peut toujours faire mieux. »

Votre coup de colère du moment ?

Je ne m’énerve pas facilement. Si cela m’arrive, c’est que la situation est allée loin. Au sport comme au travail, ça n’arrive quasiment jamais. À la maison, en revanche, lorsque je bricole et que ça ne se passe pas comme prévu, je peux m’énerver. Mais uniquement contre moi-même, jamais après les autres.

Votre coup de cœur du moment ?

Être repéré, entrer au vivier et passer cadre : c’est l’étape dont je suis le plus fier. Chez SNCF, l’engagement et la qualité du travail sont reconnus et ouvrent de véritables perspectives d’évolution.

Votre coup de chapeau du moment ?

Il va aux équipes du Technicentre Industriel de Romilly. Dès qu’on a un problème de production ou qu’on est sous pression, tout le monde met la main à la pâte, chacun se sent investi et on finit toujours par trouver une solution. C’est quelque chose que je n’ai pas connu ailleurs et c’est vraiment appréciable. C’est la mentalité Romillonne !

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