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Laurent COLLARD / Référent réseau train – Dépanneur Régio2N / Technicentre de Maintenance Auvergne Rhône-Alpes

By Novembre 2020
NUMÉRO 25 – NOVEMBRE 2020

LAURENT COLLARD

RÉFÉRENT RÉSEAU TRAIN – DÉPANNEUR RÉGIO2N

SNCF MATÉRIEL - TECHNICENTRE DE MAINTENANCE AUVERGNE RHÔNE-ALPES

« EURÊKA ! … »

Un peu à l’instar de Géo Trouvetou, Laurent déborde d’énergie pour faciliter son travail et celui de ses collègues. Et quand il a une idée en tête, il met tout en œuvre pour la concrétiser. Un peu comme un magicien, il façonne un diamant brut pour le transformer en bijou d’exception. C’est ce qu’il a réussi à faire avec un outil d’aide au dépannage et au diagnostic : le Moniteur Etat Train.

Accrochez votre ceinture, prêt ? C’est parti pour découvrir Laurent, cet homme chez qui tout fuse aussi vite que les TER Régio2N sur lesquels il assure des dépannages en tout genre. Maintenance prédictive ou curative, Laurent est l’homme qui touche à tout au Technicentre de Maintenance Auvergne-Rhône-Alpes (TM AURA). Il a le dépannage dans la peau. Depuis qu’il est entré à la SNCF, Laurent a tenu plusieurs postes dans le dépannage et force est de constater que c’est sa véritable vocation puisqu’aujourd’hui, il « baigne » toujours dans le secteur sans aucune lassitude, soucieux d’en découvrir toujours plus. Passionné et passionnant à écouter, il présente son métier avec beaucoup d’amour et d’engagement. Quel plaisir de savoir que nos trains sont choyés par des personnalités aussi acharnées que celle de Laurent. Aucune routine, « jamais une journée comme les autres, tous les jours un nouveau challenge » nous confie Laurent. Il prend son poste et découvre les tâches du jour en surveillant à distance les trains. Il est à l’affût et guette le moindre problème technique via l’application « MyTrainData », sorte de décodeur de défauts sur les matériels.
Laurent travaille en équipe, avec d’autres dépanneurs et lorsqu’une panne est détectée, il est le référent pour planifier les interventions. Les travaux sont collaboratifs et très rythmés au TM AURA et c’est ce qui plaît à Laurent. Il fait la liaison entre les dépanneurs et les différents ingénieurs systèmes. Son aide n’est pas que technique, elle est également méthodique. Hors de question de travailler sans que tout ne soit sous contrôle. Laurent jette son œil vif et efficace là où il faut, quand il le faut. Il prend presque soin des trains comme s’ils étaient les siens. Les TER Régio2N, « Z55500 » pour les intimes ; n’ont plus de secret pour Laurent. Il les connait sur le bout des doigts. Qu’une rame n’essaie pas de lui résister, ce serait perdu d’avance… Sa perspicacité et son côté « ne rien lâcher » lui permettent de suivre une anomalie de A à Z. Il peut planifier une urgence, comme il peut prévoir à l’avance une panne et ainsi s’organiser pour commander les pièces nécessaires et utiles aux réparations. Les voyageurs des TER Régio2N peuvent dormir tranquilles sur les deux oreilles pendant leurs trajets, Laurent est là, il veille « au train ».

Comme s’il allait s’arrêter là, mais non ! Cette pile électrique autodidacte intéressée par tout, et curieux d’apprendre en permanence, aime échanger « ses billes » avec ses confrères d’autres technicentres. Lorsqu’une bonne méthode est trouvée, autant en faire bénéficier les copains, car l’avantage d’un dépanneur est d’être en formation en permanence. Laurent en apprend tous les jours et ce métier le passionne. Tant et si bien, qu’il a osé pousser le bouchon encore plus loin : un logiciel appelé « Moniteur Etat Train », qu’il a retravaillé durant deux ans et demi pour en faire un outil hors pair. A la base, ce logiciel était capable d’aider au diagnostic, mais sans schéma précis. Laurent a eu l’ingénieuse idée d’y apporter toute la partie visuelle pour rendre cet outil plus qu’utile. Hyper pointu, il permet d’appréhender le train facilement, d’en faire un check-up complet en un rien de temps, et de diagnostiquer précisément une panne.

Crédit photo – SNCF

Perfectionniste, Laurent a poussé le vice jusque dans les moindres détails. Par exemple, l’outil est capable d’identifier un câble électrique défaillant, pourtant bien « caché » parmi un tas de gaines. Le gain de temps considérable : voilà la plus-value clé de cet outil, qui facilite aujourd’hui la vie de Laurent et de ses collègues dépanneurs. Pour arriver à ce résultat, Laurent a su s’entourer de têtes bien pensantes issues de l’ingénierie du matériel (Cédric Charles et Thomas Prioul) et de la maintenance prédictive et du télédiagnostic (Romuald Detrue et Sarrazin Audrey de la Surveillance Etat Train). Pour preuve : Moniteur Etat Train, pourrait remplacer à lui seul, une grande partie les logiciels présents à bord du train, tant il est précis, infaillible et même intuitif. Très facile à lire et à manipuler, il est en effet, capable d’alerter sur une climatisation prête à « calencher » ; sur une porte dont l’ouverture fait défaut ; sur le système de vidéosurveillance qui fait des siennes. Bref, une solution « toute en un », à la manière d’un couteau suisse, qui a valu à Laurent une récompense lorsqu’il l’a présenté aux innovations Léonard 2019. Chapeau bas l’artiste !

Le parcours de Laurent COLLARD en 5 dates

1997

Diplômé d’un baccalauréat Technologique Electrotechnique.

1999

Embauché à la conduite des locomotives (Mouvement) sur le site de Lyon Mouche.

2009

Dépanneur (maintenance) niveau 1 puis niveau 2 sur rames TER « Z2 » et « Z27500 » à l’Unité Opérationnelle de Vénissieux.

2016

Expert dépanneur + Référent réseau Train sur rames TER « REGIO2N » à l’unité Opérationnelle de Vénissieux.

2025

En STF « Supervision Technique de Flotte » pour faire de la Surveillance Etat Train (SET), du télédiagnostic et intégrer des projets de maintenance prédictive.

3 questions à Laurent COLLARD

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Les gens pensent que l’innovation, c’est avoir une bonne idée, mais en réalité, l’innovation consiste en grande partie à essayer de nombreuses choses, beaucoup d’investissement, et d’agir rapidement.» Adapté de Mark ZUCKERBERG (Facebook)

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Marielle GUÉRY/ Référente accompagnement individuel et Coach interne / SNCF Matériel Campus CAMPRA

By Novembre 2020
NUMÉRO 24 – NOVEMBRE 2020

MARIELLE GUÉRY

RÉFÉRENTE ACCOMPAGNEMENT INDIVIDUEL ET COACH INTERNE

SNCF MATÉRIEL - CAMPUS CAMPRA

« Votre mission Marielle, si vous l’acceptez… »

Toquer à la porte de Marielle, c’est chercher à solutionner un souci rencontré à un instant « T » dans sa vie professionnelle. Personne n’est en effet à l’abri de ce type de situation. Marielle répond « présente » pour vous écouter et vous guider vers une réponse personnalisée afin de « mieux-être » au travail.

Les jambes qui flageolent lors d’une prise de parole en public, de nouvelles responsabilités à endosser, un nouveau challenge à relever…. Marielle peut vous accompagner. Formée au coaching individuel et collectif, donc à l’écoute et au questionnement, elle ouvre des perspectives, élargit le champ des possibles, vous aide à trouver vos propres leviers, indispensables pour sortir des situations inconfortables. Les craintes, les inquiétudes, les difficultés sont écoutées, et travaillées en profondeur. Un seul objectif : vous aider à développer de nouvelles postures et des façons de faire plus efficaces. C’est à ce type de défis que Marielle fait face et opère avec ténacité pour aider les personnes qu’elle coache à prendre le recul nécessaire pour appréhender les situations vécues avec plus de sérénité. Depuis 2013, elle détient la casquette de référente accompagnement individuel à la Direction du Matériel. Elle travaille au sein d’une « cellule coaching » créée pour apporter un soutien personnel à tout agent qui le demande, qu’il soit manager (DPX -Dirigeant de Proximité), membre d’un CODIR (Comité de Direction), chef de projet, ou alors agent du Matériel, par le biais du coaching collectif, du co-développement, de la médiation, du conseil … Pour ce qui est de l’accompagnement individuel, son mode opératoire est immuable : Marielle commence par explorer la demande avec l’agent, afin de poser clairement la problématique, d’installer une relation de confiance et de définir ensemble l’objectif à atteindre. Marielle construit et propose une réponse personnalisée : une fois le processus lancé, elle revêt sa casquette de coach interne. Elle s’appuie également sur le réseau des Coachs Internes Référencés de l’Entreprise. S’enchaînent alors plusieurs séances pour mettre en œuvre des actions concrètes afin que s’opère le changement attendu.

Vous avez demandé un coach ? Ne quittez pas, Marielle va prendre votre appel. Et elle y répond avec une rigueur et un enthousiasme incontestables. En se focalisant sur les points de progrès souhaités, elle identifie les leviers possibles, de son ressort ou non. Si la problématique le nécessite, Marielle peut réorienter l’agent vers un coach externe référencé par l’entreprise. Si cela relève d’un autre domaine, elle redirige la personne vers la bonne compétence. Les seules conditions pour être coaché par Marielle : d’une part, que la personne soit engagée et volontaire ; d’autre part, qu’elle soit prête à entendre et à accepter ce qui va se dire pendant les séances, dans un cadre de confidentialité. Elle accompagne le « coaché » dans sa réflexion introspective afin de l’aider à mieux cerner et comprendre ce qui se « joue » pour lui. Ce coaching « made in SNCF », soumis au secret professionnel dure 6 à 9 mois. « C’est un espace-temps confidentiel et sécurisé où l’agent peut se dévoiler » confie-t-elle.

Crédit photo – Suzanne VERMOTE

Son objectif : l’autonomie du « coaché » afin qu’il retrouve du confort et de l’envie dans son quotidien professionnel. Tout est mis en œuvre pour apporter de manière individualisée, une réponse sur mesure à la problématique rencontrée. Marielle ne donne pas de conseils, elle pose des questions…Celles qui permettent de se questionner soi-même, de faire un centrage sur soi afin de comprendre ce qui se passe. Créer un « électrochoc », afin de dénouer une tension interne et éclaircir une situation qui jusque-là semblait bien sombre, l’analyser sous un autre et nouvel angle. Cette prise de conscience aidera le « coaché » à opérer des changements profonds et surtout durables. Pour cela, Marielle aide la personne à trouver des points d’ancrage en s’appuyant, entre autres, sur ses valeurs personnelles.

Depuis qu’elle coache, Marielle rencontre toutes sortes de problématiques, de profils, mais pour chacun d’entre eux, la finalité recherchée est toujours la même : avoir une plus grande ouverture d’esprit, gagner en efficacité et en confort au quotidien. « Certains hiérarchiques sont « bluffés » de voir les évolutions, les développements, les transformations, les changements de posture de leurs collaborateurs et leur pérennité » témoigne Marielle. Quant aux « coachés » eux-mêmes, ils lui disent souvent « j’ai vécu un avant, puis une prise de conscience et enfin un après coaching…. ».
Voilà sa principale mission, et pas des moindres : donner l’envie d’agir différemment aux agents qui le désirent. Nous l’aurons compris : pour se lancer dans un coaching, il faut être volontaire et prêt à faire face à un miroir « grossissant » qui nous renverra notre image et nos zones d’ombre. Néanmoins, une chose est sûre : lorsque l’on s’engage dans un coaching avec Marielle, on est entre de bonnes mains pour notre plus grand bien. Elle le confirme : « Je suis garante d’un cadre et d’un processus sécurisants et fiables qui s’adossent à une déontologie et une éthique solides ». Depuis 2020, Marielle a complété sa panoplie en devenant superviseure de professionnels de l’accompagnement, ce qui renforce encore sa pratique. Décidément, Marielle est sur tous les fronts !

Le parcours de Marielle GUÉRY en 5 dates

2002

Ecole Nationale de Gestion des Ressources Humaines (ENGRH)

2005

Jusqu’en 2008, Animatrice Référente de la Démarche Managériale « Profession RRH »

2016

Certification de Senior Practitioner Coach MEDIAT-COACHING

2019

Certification de Superviseure des Professionnels de l’Accompagnement ID SUP

2025

Poursuivre ma progression sur les sentiers de l’Accompagnement

3 questions à Marielle GUÉRY

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas. C’est parce que nous n’osons pas que les choses sont difficiles.» SÉNÈQUE

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Samir AHROUR / Ingénieur d’essai Pôle électrique Ligne / Agence d’Essai Ferroviaire

By Octobre 2020
NUMÉRO 23 – OCTOBRE 2020

SAMIR AHROUR

INGENIEUR D’ESSAI POLE ELECTRIQUE LIGNE

AGENCE D’ESSAI FERROVIAIRE

« Quand Samir troque les gants de mesure contre les gants de Muay Thaï »

Mieux vaut être « copain » avec Samir, car lorsqu’il range ses EPI au placard, il enfile ses gants de Muay Thaï, anciennement boxe thaïlandaise. Mais rassurez-vous, c’est une discipline sportive qu’il prend plaisir à partager avec ses collègues de l’Agence d’Essai Ferroviaire lors des activités QVT (Qualité de Vie au Travail). Toutefois, avant de « monter sur le ring », Samir prend à cœur sa casquette principale : celle d’ingénieur d’essai au pôle électrique de l’AEF.

Crédit photo – SNCF

C’est à Samir et ses équipes que revient la délicate tâche d’effectuer toutes les mesures nécessaires et indispensables pour analyser le comportement dynamique d’un pantographe vis-à-vis d’une caténaire. En effet, on ne s’en doute pas mais derrière chaque élément électrique qui constitue un train, il existe tout un processus de vérifications, de mesures, de contrôles et Samir AHROUR fait partie d’une de ces équipes qui travaillent à l’AEF, et qui s’assurent que le « courant passe bien ». Lorsqu’il sillonne le réseau ferré national (RFN), ni une ni deux, Samir est dans les « starting blocks ». Il revêt sa tenue d’ingénieur d’essais et appareils de mesure à la main, et effectue sa mission avec dévouement et sérieux. Et lorsqu’on titille le courant, pour effectuer des mesures de captage, mieux vaut en effet prendre toutes ses précautions ! Il doit s’assurer que l’interaction mécanique et électrique entre le pantographe et la caténaire fonctionne bien et respecte les normes exigées. Pour y parvenir, une multitude de capteurs: tension, courant, forces, accéléromètres, déplacements, etc. sont rigoureusement installés sur la toiture et dans les coffres électriques du matériel roulant. Samir et son équipe sont aussi amenés à réaliser des essais d’homologation : vérification de la compatibilité d’un matériel roulant avec la signalisation, les télécommunications, les sous-stations et les caténaires mais également d’autres types de tests sur un ou plusieurs organes électriques d’un matériel roulant pour une mise au point. C’est tout un processus qui est mis en place pour vérifier que le matériel est exploitable et fonctionne correctement avant et pendant la phase d’essai. Selon un cahier des charges précis, il exécute sa batterie de tests et rend compte ensuite via un rapport, l’ensemble des résultats recueillis. C’est une autre facette de son métier.

De retour dans les bureaux de l’AEF, Samir endosse son rôle de rédacteur et prépare un rapport complet et détaillé de ses mesures. Il appartient ensuite au client, qui peut être le CIM (Centre d’Ingénierie du Matériel) ou le constructeur lui-même, de donner son « GO » pour l’homologation du pantographe testé. C’est alors l’occasion de changer de casquette pour Samir et de prendre son rôle de chef d’essais. Il prépare les chantiers à venir et les dispatche à ses collègues. Ce métier absolument pas routinier est apprécié par Samir à sa juste valeur : « Nous n’avons aucune journée type, l’environnement change souvent et il faut s’adapter à notre commanditaire. ». Chacun d’entre eux dispose de son propre cahier des charges et de ses contraintes. Samir les connait et sait s’adapter afin d’être garant d’une sécurité infaillible sur les mesures à effectuer. Il arrive d’ailleurs parfois que des mesures électriques soient réalisées sur du matériel roulant d’un réseau ferré étranger. Samir se souvient de ses expériences passées sur des projets à l’international (Italie et Maroc) pour lesquelles il avait été missionné plusieurs mois. En effet, ce sont les rencontres et le partage entre les équipes de métiers, d’entreprises ferroviaires, de sociétés et de cultures différentes qui l’ont le plus marqué car « ce sont des opportunités où l’on s’enrichit personnellement et où l’on étend ses connaissances professionnelles » précise Samir. Ce métier riche, passionnant et loin d’être ennuyeux plait à cet ingénieur d’essai, positif et plein de ressources. Quand il a un besoin « d’évacuer » les tensions qui peuvent parfois peser, Samir s’adonne à sa passion pour le Muay Thaï pour exhorter le « trop plein » et l’introduit même au sein de l’AEF.
Le Muay Thaï est une discipline qui défoule, mais qui requiert une pratique régulière pour en tirer de véritables bénéfices, et Samir l’a bien compris. Cet art martial est une discipline complète qui peut se pratiquer par tous. Il est une solution efficace au stress quotidien, et permet de développer la confiance en soi pour plus de bien-être et améliore la condition physique. Ce moment de partage sportif est un moyen de créer du lien social et de renforcer la cohésion entre les collaborateurs. Titulaire d’un brevet professionnel pour enseigner cet art martial, il a eu l’opportunité de le proposer en atelier QVT à ses collègues. Un rendez-vous qui a remporté un franc succès car ils se sont pris au jeu et en ont vite compris les avantages. Après un rapide échauffement, Samir montre les gestes principaux techniques, sources de défoulement sur du matériel de frappe pour se challenger sur le dépassement de soi. En tant qu’animateur, Samir encadre, explique les bonnes postures, exécute des démonstrations et se sent utile auprès des participants en herbe. « Ce sport en entreprise est un outil de prévention qui permet aux agents de l’AEF de lutter contre des facteurs à risques comme la sédentarité, les TMS (Troubles Musculo Squelettiques) et les RPS (Risques Psycho Sociaux) » conclut Samir.

Le parcours de Samir AHROUR en 5 dates

2006

Diplômé d’une licence automatisme et informatique industrielle. Embauché à l’Agence d’Essai Ferroviaire pour réaliser des essais au laboratoire électrotechnique

2008

Chargé du banc d’essai moteur nouvelle génération

2010

Rejoint l’équipe de mesureur afin de réaliser des essais de captage et courants perturbateurs sur matériel roulant

2015

Chef d’essai en ligne électrique

2025

J’aimerais enrichir mon expérience en essais électriques afin de toujours mieux répondre aux besoins et contraintes techniques de nos clients

3 questions à Samir AHROUR

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Là où se trouve une volonté,
il existe un chemin. »

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Séverine SANT/ Tourneuse fraiseuse / Technicentre Industriel de Nevers-Languedoc – Site de Nîmes

By Octobre 2020
NUMÉRO 22 – OCTOBRE 2020

SÉVERINE SANT

TOURNEUSE FRAISEUSE

TECHNICENTRE INDUSTRIEL DE NEVERS-LANGUEDOC – SITE DE NIMES

« Le parcours d’une battante »

Rien ne prédestinait Séverine à devenir tourneuse fraiseuse, c’est pourtant le métier qu’elle avait choisi, et ce depuis ses années lycées, il fallait donc qu’elle prenne cette voie, coûte que coûte ! Mais avant de pouvoir s’adonner à sa passion, Séverine a traversé des épreuves difficiles où personne ne croyait en elle. Puis un jour, le déclic : elle a pris son courage à deux mains et s’est élancée dans cette folle aventure et ne regrette absolument rien.

Crédit photo – SNCF

Séverine est une femme qui a du cran. Et elle l’a démontré. Depuis le banc du lycée, où elle a eu l’occasion de visiter une usine œuvrant sur ces machines de tourneur fraiseur, elle a eu comme une révélation. Voilà ce qu’elle voulait faire et rien d’autre ! Le bac STI (Sciences et Technologie de l’Industrie) en poche, elle cherche à percer dans ce métier. Malheureusement, les aléas de la vie ont fait qu’elle n’a pas pu se tourner immédiatement vers ce secteur d’activité. Alors Sévérine a travaillé durant 17 ans dans le commerce, réalisant des métiers qui ne lui convenaient absolument pas, se levant chaque matin sans réel but. Puis, un jour Séverine a dit stop. Malgré les railleries, Séverine a retroussé ses manches et repris ses études. Pleine de confiance en elle et surtout déterminée cette fois-ci à percer dans le métier de tourneur fraiseur, elle cherche activement un lycée pour adulte, y passe une année de formation et repart avec le « Titre professionnel de tourneur fraiseur sur commandes numériques et machines conventionnelles». Voilà qui « en jette » ! Durant cette période, Séverine a effectué deux stages en entreprise dont un chez SNCF, au technicentre de Béziers. Elle a alors la chance d’y rencontrer les bonnes personnes au bon moment : son formateur croit en elle et en ses capacités. Séverine a enfin prouvé qu’elle était faite pour ce domaine et rien ni personne n’allait désormais l’empêcher d’y arriver. C’est avec le soutien incontestable de son tuteur de stage, Olivier LACQUIT et des responsables du technicentre, qu’elle fait sa place petit à petit et devient un maillon essentiel de la chaîne de production du site. Séverine est embauchée d’abord en CDD, puis en CDI sur le site de Nîmes.

C’était un pari fou et osé, et Séverine a franchi un sacré pas. Voilà une femme combative et qui ne s’est pas laissée impressionner par ce monde plutôt masculin. Elle travaille avec passion, détermination et surtout avec plaisir. Désormais, elle se lève chaque matin en se disant « je suis utile dans mon métier ». Aujourd’hui, Séverine occupe un poste d’usineur : elle fait l’alésage de la partie interne des roues d’après des côtes très précises pour que l’axe puisse entrer à l’intérieur. Concrètement, à partir d’un dessin technique et d’une matière brute, elle donne à la pièce un profil soit cylindrique ; soit le métier de tourneur, soit « cubique » appelées prismes ; c’est le métier de fraiseur. Elle est polyvalente et capable de travailler sur ces trois postes de l’atelier : axes, roues et disques de freins qui nécessitent aussi bien de savoir manipuler des machines conventionnelles que des machines à commandes numériques. Cette diversité lui plaît, et est la clé de sa plus-value. Ponctuellement, elle est formatrice sur les machines traditionnelles, pour lesquelles les compétences disparaissent peu à peu. La manipulation de ces deux types de machines ne l’effraie pas.
À ce titre, Séverine se souvient avec émotion d’une anecdote qui l’a marquée : une machine était en panne malgré sa grande utilité. Une trentaine d’essieux « attendaient » d’être réparés. Séverine s’attache à la réparer durant une semaine. Après des heures d’étude de documents, de décryptage de notices, elle parvient à définir un programme, a réalisé des tests qui s’avèrent concluants! Une prouesse technique qui a débloqué la situation et a fait l’objet de l’innovation du mois. « Je fais enfin ce que j’ai toujours voulu faire et ce que j’aime. Quand quelqu’un croit en toi, tout est possible ! ».
Seule femme de l’atelier devant les machines, elle a fait sa place et s’y sent bien. C’est d’ailleurs ce qu’elle a envie de démontrer aux lycéennes lors des journées portes ouvertes qui ont lieu chaque année au technicentre et à l’occasion des « Girl’s Day ». Elle est convaincue que ce genre de poste n’est pas exclusivement masculin. Séverine vit de sa passion et en parle avec fierté et émotions car le chemin n’a pas été sans embûche. Rétrospectivement, elle est fière d’avoir eu le courage de franchir ce cap. Cette reconversion professionnelle est également une belle leçon de vie pour ses enfants, la preuve que tout est possible avec de la volonté.

Le parcours de Séverine SANT en 5 dates

2014

Début de ma démarche de reconversion professionnelle

2015

Épreuves de sélection et intégration d’une formation d’usineur pendant 9 mois

2016

Stage suivi de plusieurs missions d’intérim au technicentre de Béziers

2017

Embauche au technicentre de Nîmes en tant que Tourneuse-Fraiseuse

2025

Créer et diriger une cellule de programmation afin d’intervenir sur tous les technicentres SNCF de France

3 questions à Séverine SANT

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Nous avons tous des rêves, mais pour les réaliser il faut de la détermination, du courage et beaucoup d’efforts. »

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Alban COCHET et Michaël LEPREUX / DPX Mouvement / Agent de mouvement et référent Infrasites / Technicentre Industriel Picardie

By Septembre 2020
NUMÉRO 21 – SEPTEMBRE 2020

ALBAN COCHET ET MICHAEL LEPREUX

DPX MOUVEMENT / AGENT DE MOUVEMENT ET REFERENT INFRASITES

TECHNICENTRE INDUSTRIEL PICARDIE - TERGNIER

« Un duo de choc contre les chocs !»

Quand Harry rencontre Sally, ou plutôt quand l’idée de Michaël rencontre celle d’Alban, à eux deux, ils résolvent un souci au Technicentre Industriel Picardie, et pas des moindres ! Les chocs entre essieux, ça ne résonne pas « terrible » alors mieux vaut allier les bonnes idées et solutionner rapidement pour entrer en conformité. Ils ont chacun apporté une réponse, pari gagné !

Crédit photo – Elodie ANDRIOT

Plantons le décor : au Technicentre Industriel Picardie, un problème de conformité de stockage au parc essieux avait été relevé et peiné à être solutionné. Lorsqu’ils sont entreposés les uns derrière les autres sur les voies de stockage, les essieux se touchent lors de la mise en place, et métal contre métal, ça ne fait pas bon ménage. Pour respecter les préconisations de stockage des essieux, il fallait en effet presque un agent à temps plein pour veiller à ce que les essieux ne se touchent pas. Sans parler de la pénibilité pour l’agent à devoir constamment se baisser pour replacer les cales. Les essieux subissaient malgré tout, des chocs et côté conformité… ça coinçait. Mais ça, c’était avant !
Il l’avait en tête, ce souci le minait, puis un jour, Michael Lepreux l’a dessiné. Le croquis laissé sur un coin de bureau. Son manager est tombé dessus et a trouvé l’idée géniale. Alors d’une idée, est née LA solution. Michael, agent de mouvement et référent infra-sites au TI Picardie a solutionné ni une ni deux le « couac » en inventant un intercalaire d’essieux en bois. Cette pièce, posée sur les boîtes, vient s’intercaler entre deux essieux et permet ainsi d’éviter le choc en faisant tampon. Munie d’une poignée de transport, elle est ultra légère et se manipule facilement à la main. Imaginée, dessinée, conceptualisée, et de surcroît réalisée à base de chutes de bois récupérées au technicentre. C’est carton plein ! On peut le dire : Ils en ont rêvé, Michaël l’a fait !

Crédit photo – Elodie ANDRIOT

Et comme une bonne idée en amène souvent une autre, c’est son collègue Alban COCHET, à l’époque DPX en charge du stockage essieux, qui a finalisé le souci de conformité en imaginant la solution indétrônable contre le choc des essieux sur la butée métallique en bout de voie. Il a pensé qu’une gaine thermo rétractable moulée sur la butée allait faire office « d’amortisseur » évitant ainsi ce choc qui gêne tant. Et il a bien fait ! Après de nombreux essais infructueux, Alban a pensé à faire adhérer définitivement cette gaine de façon à ce que la protection ne s’envole plus au moindre contact un peu trop brusque. Là encore, une solution efficace et à petit prix.

À eux deux, Alban et Michaël ont résolu un souci majeur au sein du technicentre pour lequel personne n’avait eu d’idée aussi ingénieuse. Alors pourquoi ne pas présenter ces deux innovations aux Trophées régionaux Léonard ? C’est ce qu’ils ont fait. Et là encore, « one point » puisque l’invention de Michaël et Alban a reçu le premier prix ! Moralité : quand on a une idée dans un coin de sa tête, mieux vaut la laisser sur un coin de bureau … sait-on jamais !

Le parcours d’Alban COCHET en 4 dates

2012

Mutation à la manœuvre « Essieux » au TIP (Technicentre Industriel Picardie) dans l’optique d’évoluer

2016

Passage du concours Qualification E et nommé ADPX magasin au TIP

2017

Obtention Qualification E et nommé DPX magasin en 2018 au TIP. Nommé DPX Mouvement en 2020

2025

Pourquoi pas COSEF (Conseiller en Sécurité Ferroviaire) ou DUO ?

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

«Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voudrais être quand je serai grand, j’ai écrit « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, j’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie.» John LENNON

Le parcours de Michaël LEPREUX en 4 dates

2003

Chef agent logistique Mouvement au TIP (Technicentre Industriel Picardie)

2014

Chef de manœuvre au Technicentre des Ardoines

2016

Agent logistique Mouvement au TIP, puis nommé référent infra-sites et agent logistique en 2018

2025

Pourquoi pas un avenir en tant que DPX ?

3 questions à Alban COCHET et Michaël LEPREUX

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Louis ROMA / Chef de projet RER NG / Direction du Matériel

By Septembre 2020
NUMÉRO 20 – 07 SEPTEMBRE 2020

LOUIS ROMA

CHEF DE PROJET RER NG

DIRECTION DU MATÉRIEL SAINT-DENIS

Louis ROMA est pour SNCF ce que Bernard LAPORTE est au rugby. Il anime une équipe de 50 ingénieurs comme personne pour mener à bien un des plus gros projets de SNCF : « RER Nouvelle Génération », prévu pour 2021. Si vous êtes candidat pour participer à ce projet, qui mieux que Louis pour vous en vendre les mérites et vous donner l’envie d’accepter le poste ? Il a la fibre humaine et technique pour fédérer ses collaborateurs, les repousser dans leurs limites et surtout les faire travailler ensemble dans la bonne humeur.

Crédit photo SNCF

Si la faiblesse de Louis est le gâteau au chocolat, son point fort est sans équivoque la bienveillance. C’est en étant joueur, capitaine et même arbitre de rugby durant sa tendre jeunesse que Louis s’est forgé cette âme de fédérateur. Il aime foncièrement les gens et s’il parvient à concilier cette philosophie de vie avec son métier, alors Louis est le plus heureux des hommes. Et c’est bel et bien sur ce projet du RER Nouvelle Génération dont Louis tient les rênes depuis avril 2017, qu’il s’attelle chaque jour à diriger ses équipes avec passion, détermination et l’esprit « BPC ». Si vous discutez avec Louis, vous risquez de l’entendre souvent prononcer le terme BPC « Bon du Premier Coup » ; car il ne conçoit pas travailler autrement. Louis a commencé sa carrière en tant que freiniste à la SNCF, et très vite il a enchainé sur des postes qui lui ressemblent : responsable logistique et gestionnaire de moyens, responsable de tous les essais dérogatoires en France pour l’Agence d’Essai Ferroviaire ou encore patron de la maintenance de tous les trains au départ de Paris Austerlitz, et il en passe … Depuis 2014, Louis s‘attaque à de gros projets comme Régio2N, où il orchestrera en tant que chef de projet, les grandes actions durant 3 ans. Depuis qu’il a rejoint les équipes du RER NG, il continue de jouer la même carte : celle de la qualité.

Louis est fier de travailler pour notre entreprise et il ne s’en cache pas. Pour avoir œuvré ailleurs auparavant, il sait reconnaître que SNCF est une «entreprise magnifique, où chacun peut s’exprimer professionnellement et où nous ne sommes limités que par notre envie.»

Homme passionné et passionnant, Louis vit et pense RER NG et il ne mène pas un projet autrement qu’en visant BPC. Un de ses objectifs : travailler en qualité pour réduire les coûts et supprimer les problèmes de fiabilité. Sa mission principale est de vérifier la conception du train et de s’assurer qu’il répond parfaitement à toutes les exigences du cahier des charges du client. Pour y arriver, Louis a su s’entourer de « contract managers » et de juristes, car « il n’y a pas que la technique sur ce type de projet ». Pour RER NG, il faut être bourré d’énergie, et ce n’est pas ce qui manque à Louis. Il est habité par la passion du « mode projet », c’est une de ses grandes forces et qui l’aide à aller au bout de ses objectifs. Les plannings étant lourds, les contraintes difficiles à pallier et les jalons à passer, Louis sait gérer ce stress avec aisance. Sa soupape pour tenir le coup ? Sa famille, qu’il retrouve chaque soir. Il y puise toute la quiétude et la stabilité dont il a besoin pour recharger les batteries. Le lendemain, Louis remet le couvert car il est hors de question pour lui de laisser ses équipes subir ce stress, il veut qu’elles « prennent leur pied » alors il joue le tampon entre les demandes exigeantes du client et les ingénieurs du CIM (Centre d’Ingénierie du Matériel) et du SLI (Soutien Logistique Intégrée) qui œuvrent à la tâche. Louis sait trouver en chacun de ses collègues leurs qualités, leurs forces. Il prend alors le meilleur de chacun pour arriver au but escompté. Il est à l’aise aussi bien dans les ateliers de fabrication qu’avec ses équipes d’ingénieurs. Il connait bon nombre des opérateurs sur chaine et attache une très grande importance au travail en qualité. Il possède une grande capacité à entrainer les autres. Les yeux rivés sur le planning et l’atteinte des résultats, il ne cherche qu’à optimiser les tâches.
Ce projet RER NG, Louis le prend vraiment à cœur. « On va affecter le quotidien de beaucoup de franciliens. Partir d’une feuille blanche et parvenir en 4 ans et demi à mettre à disposition des clients un train en toute sécurité est un exploit, une course contre la montre, c’est un marathon parcouru à la vitesse d’un sprint. »

Le RER NG, matériel capacitaire de 6 ou 7 caisses mesure au total 112 ou 130 mètres et circulera dès le deuxième semestre 2021 sur les lignes D et E du RER. Sur la ligne E, il sera équipé de NExTEO (Nouveau Système Exploitation). Doté de tous les derniers équipements à la pointe, ce train délivrera en temps réel des milliers de données pour traduire son état sanitaire et ainsi planifier une maintenance prédictive. Pour arriver à cet objectif dans un délai aussi réduit, les équipes SNCF, ALSTOM, BOMBARDIER et Ile-de-France Mobilités travaillent sur un même plateau dirigé par Franck BOURGETEAU, responsable de Louis.
Un outil extraordinaire où il n’y a ni cloison, ni non-dit, « ni poussière sous le tapis » ! Chaque problème est traité et tout est mis en œuvre pour favoriser les échanges. Ce rapprochement des équipes permet de les dynamiser et de trouver plus facilement des solutions techniques afin de résoudre les problématiques en circuit court et en mode AGILE. C’est une fierté pour Louis !

Le parcours de Louis ROMA en 4 dates

2011

Chef de projet entre la France et l’Espagne « TGV » espagnol AVE S100

2014

Chef de projet REGIO2N

2017

Chef de projet RER NG

2025

Louis aimerait être responsable d’un grand centre de tests comme EURAILTEST ou jouer une carte importante dans la filiale qui réalise de la prestation comme Mastéris

3 questions à Louis ROMA

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« On doit travailler en BPC (Bon du Premier Coup), quel que soit son métier. »

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Nelly BRUNEAU / Ingénieure pédagogique en Management et RH Technicampus Le Mans

By Juin 2020
NUMÉRO 19 – JUIN 2020

NELLY BRUNEAU

INGÉNIEURE PÉDAGOGIQUE EN MANAGEMENT ET RH

TECHNICAMPUS

« La femme aux multiples casquettes »

« Gaston, y’a l’téléfon qui son et y’a jamais person qui y répond » chantait Nino Ferrer… Mais quand le « téléfon » de Nelly sonne, elle répond toujours présente. Et si ce n’était que sa seule mission…mais non ! Nelly BRUNEAU porte plusieurs casquettes et pas des moindres : ingénieure pédagogique et animatrice d’ateliers du management, formatrice référente sur la Culture Client, responsable QVT (Qualité de Vie au Travail) et RPS (Risques Psycho Sociaux), et enfin interlocutrice de la ligne LCC (Ligne Conseil Confidentielle). Bref…une femme qui dépote !»

Quand vous rencontrez Nelly, et que vous discutez avec elle, il est difficile de comprendre sa mission principale, et lorsqu’elle déballe ses nombreuses fonctions, on se dit « ah oui quand même, mais comment fait-elle pour tenir tous ces rôles ? » Une réelle passion pour SNCF et pour son métier, anime d’abord Nelly. Elle prend à cœur tout ce qu’elle entreprend parce qu’elle aime foncièrement les gens en premier lieu mais aussi parce qu’elle déborde d’énergie pour apporter son aide, ses idées, ses compétences. Elle travaille au Technicampus depuis 2011 où elle a d’abord débuté comme formatrice en Management. Puis, très vite Nelly s’est vue attribuer d’autres rôles. Il faut dire que sa hiérarchie a vite compris à qui elle avait à faire…. Cette femme psychologue de formation dispose de toutes les compétences nécessaires pour être une experte en Management. Elle dispense des formations auprès de managers Matériel et des entités d’appartenance et propose des formations en ateliers du Management. Les thèmes sont divers et variés: « Comment mener un entretien difficile » ? « Comment manager » ? Avant de se retrouver en face-à-face, Nelly prépare ses supports de formation. Elle a à cœur de transmettre son savoir pour préparer au mieux les managers et leur délivrer les clés d’un management réussi. Elle aime ce face-à-face, interagir avec ses « stagiaires » et leur donner les solutions idéales répondant à leurs besoins. Au Technicampus, résonne une certaine fierté de transmettre les compétences, « de faire savoir notre savoir-faire » explique Nelly.
Et cette passion pour l’écoute et l’apport de solutions l’ont amené à tenir un autre rôle important, celui de référente de la ligne téléphonique dite « LCC », la Ligne Conseil Confidentielle. Créée en 2016, c’est un peu la hotline qu’un dirigeant (du DPX au DET) peut appeler quand il ressent le besoin d’être conseillé et guidé face à un souci rencontré dans sa vie pro. Nelly donne alors les « gestes de premier secours » et laisse la main ensuite aux équipes dédiées telles que des coachs ou des psychologues spécialisés pour assurer un suivi précis.

Ce conseil très « pratico-pratique », Nelly le prend très au sérieux et il est hors de question pour elle de laisser en suspens ces questions de relationnel au hasard. Elle oriente les appelants anonymes vers la meilleure solution pour les aider. Inutile de préciser qu’elle restera muette comme une carpe sur l’identité des personnes qui l’appellent au secours. Nelly est tenue au secret professionnel. C’est ce qui inspire justement confiance.

Crédit photo : SNCF

On peut appeler cette ligne en toute quiétude et la douce voix de Nelly rassure aussi lorsque l’appelant se trouve un peu désemparé. Nelly l’a bien compris, aucun métier n’est facile au Matériel et elle se sent le devoir d’être le plus pragmatique possible sur la LCC. Ce rôle, comme tous les autres, elle le tient à merveille. D’autres missions encore ? Mais oui voyons !

« Quand y’en a plus, y’en a encore » … paraît-il et vient donc s’ajouter également la casquette de responsable QVT (Qualité de Vie au Travail) et RPS (Risque Psycho Sociaux). Elle essaie de proposer des actions à la fois de fond et de forme. Pour exemple, au Technicampus, « on a créé un « who’s who » (qui fait quoi ?) avec les compétences de chacun(e) » commente Nelly, « on organise aussi souvent des moments de convivialité » ; autant d’initiatives qui permettent aux agents du Technicampus de pouvoir souffler un instant.

« C’est fini ? » direz-vous ? Et bien non. Depuis début 2020, Nelly BRUNEAU a pris la délicate tâche de former à la Culture Client sous le pilotage de la responsable Isabelle LECOANET de la Business Unit Patrimoniale. Elle se déplace dans les Technicentres Industriels, les clusters et les diverses entités de M pour animer et venir en soutien sur ce gros chantier. Et parce qu’il faut toujours garder le meilleur pour la fin, Nelly est aussi représentante du réseau SNCF au Féminin au Technicampus… Quelle femme !

Le parcours de Nelly BRUNEAU en 5 dates

2001

Diplômée en Management et Psychologie d’entreprise à l’Université Webster aux Etats-Unis

2011

Entre au Technicampus SNCF Matériel et devient Formatrice en Management / RH

2014

Devient Ingénieure Management / RH, puis prend les casquettes d’Animatrice LCC en 2016 et Référente RPS en 2018

2020

Prend le rôle supplémentaire de Formatrice Projet « Culture Client »

2025

Nelly aimerait rester au Matériel et tenir un poste d’appui managérial en opérationnel auprès des DET et directeurs de clusters

3 questions à Nelly BRUNEAU

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« « L’intelligence, ce n’est pas ce que l’on sait, mais ce que l’on fait quand on ne sait pas.» Jean PIAGET

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Nicolas BOUCHON / Ingénieur d’essai en hygiène industrielle Agence d’Essai Ferroviaire

By Mai 2020
NUMÉRO 18 – MAI 2020

NICOLAS BOUCHON

INGÉNIEUR D’ESSAI EN HYGIÈNE INDUSTRIELLE

AGENCE D'ESSAI FERROVIAIRE

« Le traqueur de polluants en tout genre »

« Vous avez demandé Nicolas ? Ne quittez pas. Les Technicentres Industriels et de Maintenance font appel aux experts du service en hygiène industrielle de l’AEF (Agence d’Essai Ferroviaire) dès lors qu’il y a suspicion de pollution sur leur lieu de travail. C’est la mission principale de Nicolas : traqueur de polluants en tout genre (amiante, solvant, poussière métallique, fibre de verre, gaz…) Bien équipé et « armé » pour mesurer, il sillonne l’hexagone, veille sur la santé des agents dans les ateliers, ou en pleine voie.»

S’il existe un domaine pour lequel on ne badine pas avec sa réglementation, c’est bien celui de la pollution. Nicolas BOUCHON a choisi ce métier et il le tient à la perfection. En qualité d’ingénieur d’essai en hygiène industrielle, il est intransigeant sur les mesures à prendre dès lors qu’une pollution est détectée. Parcourant le pays pour veiller à ce que les seuils réglementaires ne soient pas dépassés, Nicolas tient également un rôle de conseiller sur les bonnes pratiques à tenir pour éviter tout type d’exposition au risque chimique sur le lieu de travail. On a beau prendre toutes les précautions nécessaires (EPI, bonnes habitudes) nous sommes parfois confrontés à une pollution inopinée, et il est souvent impossible de savoir si elle est nocive ou pas pour la santé.
C’est alors que Nicolas et son équipe interviennent pour définir l’état d’urgence sanitaire. Equipé et outillé, il mesure la concentration des produits chimiques dans l’air de l’atelier par exemple, sur un poste en chaudronnerie, ou en menuiserie, lieu où la poussière est volatile et dense. Selon un code très précis, 3 types de valeurs sont mesurables : les « valeurs réglementaires contraignantes » qui entraînent un arrêt absolu de l’activité si les seuils sont dépassés ; dans ce cas, une analyse poussée est faite et des conseils sont mis en œuvre pour rétablir une situation normale et tolérable au sens du code du travail. On peut également mesurer des « valeurs réglementaires indicatives » qui entraînent un processus d’actions à mener pour faire baisser le niveau de pollution sans arrêt / interruption de la production. Enfin, une troisième valeur dite « valeur indicative », elle mesure un danger mais non inscrit dans la réglementation, mettant en alerte les agents sur une pollution qui reste tolérable.

Avant de se déplacer sur le terrain avec sa mallette d’expert « en mode NCIS », Nicolas, porteur de sa casquette de manager technique, dispache les prélèvements à effectuer à ses collègues. Il est le référent pour définir les stratégies de mesure et répartir les tâches. C’est un métier nécessitant de nombreux déplacements et, c’est ce qui plaît à Nicolas, « c’est un métier complexe, large, passionnant. Il faut être curieux et ne rien laisser au hasard parce que les règles sont strictes » explique-t-il. Ce sont l’aspect sécurité et la bienveillance, la sensation d’être utile qui a attiré Nicolas vers ce métier. Outre les manipulations de prélèvement, il a en amont un travail de recherche documentaire à réaliser. Il rédige des stratégies de prélèvement (basées sur le document unique, les fiches de données de sécurité des produits utilisés), validées par un collectif comme le CSE par exemple. Cette étape authentifie et permet ainsi l’intervention de l’équipe hygiène industrielle sur site. Chaque produit chimique a sa méthode de prélèvement spécifique; et nécessite une accréditation par le Comité Français d’Accréditation (COFRAC).

Les EPI sont adaptés en fonction de la dangerosité du polluant. Nicolas fait également en sorte de se « fondre dans le décor » lorsqu’il est missionné par un technicentre. S’il a une mesure de valeur à faire sur un poste qui tourne en 2/8 ou en 3/8, alors il s’adapte aux horaires de l’agent. Il se met dans les conditions « idéales » pour que la mesure prise soit la plus juste possible et ne soit pas faussée par une quelconque modification du mode opératoire.

Crédit photo : SNCF

Quant au rendu de résultats ? Ils varient d’une semaine à un mois et parfois plus selon qu’ils soient envoyés ou non dans un laboratoire sous-traitant accrédité et selon les caractéristiques des analyses. Très peu de prélèvements donnent leurs résultats « en live ».

Nicolas vit aux rythmes des autres mais c’est essentiel à la véracité du résultat de ses essais. Nicolas côtoie toutes sortes de métiers chez SNCF, c’est ce qui rend son métier riche et plaisant. Et lorsqu’il touche à des prélèvements plus périlleux comme l’amiante, le palpitant en prend un coup ! Ici, raison de plus pour ne pas négliger les EPI, et les directives sont très strictes : combinaison et masque sont impératifs.

Si sa mission principale est d’effectuer des mesures et de préconiser des moyens de prévention en respectant des décrets sur les risques chimiques, Nicolas endosse parfois son autre casquette qui est celle de la radioprotection. Il intervient entre autres, pour le Matériel notamment sur des appareils à fluorescence X, servant à rechercher la présence de particules métalliques dans les huiles moteur TGV. Nicolas s’assure que ces appareils sont conformes aux prescriptions réglementaires et qu’ils ne présentent aucun risque de radiation pour le personnel. Nicolas fait également des vérifications sur des machines telles que les scanners à bagages, afin de s’assurer que l’émission des rayons X est maitrisée et ne représente un danger ni pour les agents qui les manipulent, ni pour le grand public car ces engins sont présents en gare lors des embarquements pour Eurostar par exemple.
Voilà un métier atypique, mais tellement utile pour préserver la santé des agents.

Le parcours de Nicolas BOUCHON en 5 dates

2005

Obtention d’une licence en métrologie de la qualité de l’air

2006

Entrée à la SNCF en tant que technicien préleveur en hygiène industrielle

2012

Responsable de contrats annuels auprès de plusieurs technicentres

2019

Ingénieur d’essai en Hygiène Industrielle

2025

Deux options possibles : viser un poste de préventeur national ou trouver un nouveau challenge et découvrir un autre domaine de compétence au sein de SNCF.

3 questions à Nicolas BOUCHON

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« « Il est urgent d’attendre… » son mentor François Leroux, fondateur du service Hygiène Industrielle à l’AEF

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Cédric FIEVEZ / Ingénieur Composant Clé Attelages – Responsable sous-systèmes Liaisons Inter-caisses Cluster Ouest

By Avril 2020
NUMÉRO 17 – AVRIL 2020

CÉDRIC FIEVEZ

INGÉNIEUR COMPOSANT CLÉ ATTELAGES – RESPONSABLE SOUS-SYSTÈMES LIAISONS INTER-CAISSES

CLUSTER OUEST - SITE DE SAINT-PIERRE-DES-CORPS

« C’est grave docteur ? »

« Expertiser, comprendre les défaillances et s’assurer que la documentation des pièces est bien à jour, c’est le métier de Cédric FIEVEZ, Ingénieur Composant Clé Attelages et responsable du sous-système Liaisons Inter-caisses au Cluster Ouest de l’Ingénierie du Matériel de Saint-Pierre-des-Corps. En qualité d’ingénieur, il garantit la disponibilité, la fiabilité et la maintenabilité de tous les composants qui servent à assurer les liaisons entre les différents véhicules, mais aussi comme coupleurs électriques, les tendeurs d’attelage et les pièces des liaisons inter-caisses.»

S’il ne produit pas, Cédric étudie. Pas une journée ne se ressemble au Cluster Ouest. Deux missions principales façonnent son métier : en production, il doit comprendre les défaillances d’un organe ; et lorsqu’il n’est pas en atelier ou sur le terrain pour expertiser, Cédric s’attèle à la partie documentation, relecture et rapport d’expertise. Il est un peu le médecin des organes identifiés comme clés sur son périmètre. Il assure l’interface entre la définition du produit à l’achat de l’engin et sa vie jusqu’à sa radiation. La durée de vie d’un attelage est d’environ 40 ans, et à intervalle régulier (8 ans pour TGV, entre 15 et 20 ans pour les TER), il subit une remise à zéro. Un TGV verra ainsi son attelage révisé 4 à 5 fois au cours de sa vie. Cette mission délicate, Cédric l’assure avec sérieux.

Il attache une grande importance à ce que la rédaction des fiches de maintenance soit irréprochable car elles sont « l’ordonnance », la « notice d’entretien » de chacune des pièces qui servent aux attelages et aux tampons de choc. En quelques chiffres : à date, Cédric et ses 13 collaborateurs assurent la gestion d’environ 300 pièces réparables, la fiabilité de 6665 attelages, 1500 barres inter-caisses et 110 000 tampons de choc. On ne dénombre pas moins de 16 types d’attelage différents … autant dire que Cédric a de quoi faire. La sécurité est le maître mot de son métier et pour lui, il est hors de question de négliger quelconque fiche de maintenance. C’est un travail fastidieux et méticuleux que Cédric prend à cœur pour fournir aux équipes une documentation la plus claire et la plus soignée possible. Pas moins de 90 documents constituent la base qu’il faut constamment maintenir à jour.

Comment Cédric sait qu’il faut amender une fiche ? Il se base principalement sur les REX, et ses 13 années d’ingénierie technique. Il travaille sur tous types de trains : des TGV, des Corails, des Transiliens, et même le fameux « train jaune » vieux de 115 ans fait encore partie de son giron, même s’il assure désormais un parcours touristique. Il n’y a pas de journée lambda, pas de routine au Cluster Ouest. Son métier est rythmé entre les priorités et les urgences sur la réparation d’une pièce. Un jour, il peut être sur un passage en production d’un composant, le lendemain Cédric peut partir sur le terrain expertiser un engin endommagé. Il procède aux expertises en statique ou en mise en situation pour comprendre la cause d’un désaccouplement intempestif entre 2 rames.

Crédit photo : SNCF

Il s’attend à des nouveautés car il travaille actuellement sur le fonctionnement des nouveaux équipements de RER NG et TGV 2020. Il se base sur les documents de maintenance du fournisseur pour rédiger ses propres fiches et 90% des documents doivent être rédigés avant la fin de garantie de l’organe. Cédric l’explique : « le produit vit mais il faut que lorsqu’il sorte de garantie, nous soyons autonomes à 100% ». Pour 2020, Cédric vise l’autonomie de la réparation sur Régiolis et Régio2N. « Cette autonomie permet également de maîtriser le coût de réparation du produit et ses constitutifs ».

Être en contact avec toutes ces personnes d’univers différents : conducteur, technicien, agent de maintenance, c’est ce qui plaît justement à Cédric. « Quand on arrive à améliorer la fiabilité d’un équipement, c’est une forme de victoire car on a éteint l’incendie ; c’est une relation de confiance avec les gens ». Cédric aime aussi ce contraste que l’on peut avoir entre la maintenance du vieux système mécanique du Z100 qui date de 1910 avec lequel « on n’est pas embêté », et les constitutifs des engins modernes qui rencontrent d’autres types de soucis, liés à l’intégration de technologies plus poussées. Cela permet de revoir les basiques et les maintenances plus anciennes … mais qui tournent toujours.

Le parcours de Cédric FIEVEZ en 5 dates

2007

Chargé d’études méthodes puis structures de caisse au CIM

2014

Adjoint au responsable du bureau d’étude mécanique au Cluster Ouest PIM de Saint-Pierre-des-Corps

2016

Responsable du bureau d’étude mécanique au Cluster Ouest PIM de Saint-Pierre-des-Corps

2018

Ingénieur Composant Clé Choc et Traction, responsable sous-système et liaisons inter-caisses et responsable du bureau d’études mécaniques au Cluster Ouest (Site de Saint-Pierre-des-Corps)

2025

Intégrer la filiale KEOLIS et travailler sur des projets de modernisation ferroviaire

3 questions à Cédric FIEVEZ

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Un pessimiste voit la difficulté dans chaque opportunité, un optimiste voit l’opportunité dans chaque difficulté.» Winston CHURCHILL

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Christophe SOUFFLOT / Service client approvisionnement au CLI (Centre de Logistique Intégrée)

By Mars 2020
NUMÉRO 16 – MARS 2020

CHRISTOPHE SOUFFLOT

SERVICE CLIENT APPROVISIONNEMENT AU CENTRE DE LOGISTIQUE INTÉGRÉE

CENTRE DE LOGISTIQUE INTÉGRÉE

« Christophe Soufflot : À chaque problème une solution (ou presque !) « 

« À chaque appel d’un technicentre, c’est un peu une chasse au trésor qui débute pour Christophe SOUFFLOT et ses collègues du service client du CLI (Centre de Logistique Intégrée). En cas de pénuries de pièces, fournies par les sociétés externes ou fournisseurs internes (Technicentres Industriels TI), c’est à lui que revient la tâche de trouver LA pièce parmi les 100 000 références. Autant dire que ce n’est pas une mince affaire puisqu’il faut souvent faire preuve d’une certaine dose d’imagination et de beaucoup de pédagogie. »

Quand le téléphone de Christophe Soufflot sonne, c’est qu’il y a urgence : retard de livraison, pénurie de pièces ou encore défaut dans l’anticipation des commandes. Au CLI où il travaille depuis 2014, il a occupé successivement des postes au service Client en relation avec les Activités Transilien-TER puis TER. Ce centre établit des prévisions, issues des historiques de consommations des technicentres selon les cas, des besoins clients puis effectue les demandes d’achats et/ou de réparations en TI. De son poste, il est en lien avec l’Activité TER. Chaque jour, il répond avec ses collègues aux besoins pressants en pièces, avec un objectif en tête : limiter au maximum le temps d’immobilisation des engins.

Si en général les technicentres anticipent leurs besoins et les communiquent au CLI, tout ne se passe pas toujours comme prévu et c’est Christophe qui prend le relai. Les besoins étant souvent inédits, il faut alors activer différents réseaux et partir en quête d’une solution pour satisfaire les activités. « Il n’y a pas de routine, il faut faire preuve de débrouillardise au quotidien pour dégoter les pièces en urgence » explique-t-il. Tel fournisseur est en liquidation, un autre refuse une commande pour cause de volume trop faible et un troisième ne fabrique plus la pièce. Voilà comment une simple commande de pièce peut rapidement se transformer en parcours semé d’embûches.

Christophe se souvient ainsi d’un lot de locomotives TER qui devaient être radiées et dont les pièces usagées étaient mises au rebut sans investissement supplémentaire puisqu’elles étaient amenées à disparaitre. C’était sans compter le revirement de la région Auvergne-Rhône-Alpes, organisatrice du transport, qui a finalement décidé de prolonger la durée d’exploitation de ce modèle de quelques années. C’est alors parti pour une grande chasse à la récupération pour trouver les précieuses pièces. Une des difficultés du métier ? Concilier impératifs de production et décisions politiques, parfois impromptues.

À l’inverse, les anticipations des technicentres sont parfois erronées, il arrive ainsi que « nous commandions des pièces qui serviront ultérieurement voire pas du tout dans de rares cas (obsolescence, mauvais symboles demandés, …) » explique Christophe.
Des problématiques sont aussi spécifiquement liées au milieu ferroviaire. D’une part, les faibles quantités commandées : si SNCF est une grande entreprise, elle est pour beaucoup de sous-traitants un « petit client », contrairement à l’automobile par exemple. En effet, un technicentre peut commander seulement une dizaine de pièces d’où un coût plus élevé voire un refus de la part du fabricant de produire si peu d’unités. D’autre part, les trains ont une durée de vie de plusieurs dizaines d’années et il n’est pas rare que des pièces ne soient plus produites, qu’un fabricant ait été racheté ou ait mis la clé sous la porte. SNCF anticipe bien sûr cela en essayant d’internaliser au maximum les réparations des pièces, préserver la compétence en interne est le plus sûr moyen de se prémunir contre ce type de problèmes.

Crédit photo : Nina FÉLIX COMMIAUX

Une connaissance pointue de l’environnement ferroviaire est donc nécessaire pour réussir à ce poste et les expériences antérieures de Christophe facilitent la recherche du bon interlocuteur. En effet, avant d’intégrer le CLI à Dijon, il a travaillé à l’Ingénierie de la direction du Matériel puis en production en tant que dirigeant de proximité au Technicentre Industriel d’Oullins. Aujourd’hui, il collabore avec des collègues venus d’horizons différents, qui possèdent tous une très grande expertise. La variété des profils permet une meilleure connaissance du terrain et donc une plus grande efficacité. Savoir faire preuve d’imagination et activer le système D est indispensable à ce poste. Sa plus grande fierté ? Savoir que son professionnalisme est reconnu, ses collègues peuvent compter sur lui et rien ne lui fait plus plaisir que d’achever la journée en sachant qu’il a contribué à « sauver un train ».

Avec un taux de service de 70%, les résultats sont encourageants, mais les 30% restants génèrent parfois des situations tendues. Christophe, doit parfois rappeler aux technicentres que sur le terrain ou dans les bureaux, ils ont un même objectif : remettre les trains en service le plus rapidement possible. « Au quotidien il faut être diplomate et faire preuve de pédagogie en expliquant les contraintes de chacun » rappelle-t-il. Selon lui, il serait essentiel que les différents métiers se rencontrent, « il faudrait organiser des « vis ma vie », où les agents des technicentres viendraient au CLI et vice-versa ». D’ailleurs, il se verrait bien retourner en atelier, dans quelques années pour faire profiter de son expérience et favoriser une plus grande compréhension entre les services.

Le parcours de Christophe SOUFFLOT en 5 dates

1990

Diplômé d’un DUT GMP (Génie Mécanique et Productique)

1992

Embauché à l’Ingénierie du Matériel, à l’étude de frein en tant que technicien

2009

DPX (Dirigeant de proximité) manutention, au Technicentre Industriel d’Oullins

2014

Rejoint le CLI (Centre de Logistique Intégrée) au pôle Service Client

2025

Pourquoi pas travailler de nouveau en technicentre, en Bretagne ?

3 questions à Christophe SOUFFLOT

UNE CARACTERISTIQUE, UN MOT, UN DICTON

« Ce qui compte avant tout, c’est l’état d’esprit et la volonté que l’on met dans son travail pour avancer. »

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